9. Vieillissement et performance !!!!

Vieillissement et performance !!!!

Activité physique:

On observe vraiment de grandes différences selon le niveau d'activité physique. Un sédentaire vieillit beaucoup plus vite qu'un sportif master. Il pourrait même y avoir un côté irréversible. ce qui condamne un senior à entretenir ses acquis toute sa vie !!!

Paradoxalement, il semble que chacun possède un potentiel quantitatif de compétition. Je m'explique, un athlète élite qui s'entraîne dur depuis l'adolescence et qui reste à haut niveau une quinzaine d'années fera peut-être un vétéran moyen. Il aura usé son corps, son organisme. Il sera également usé mentalement et n'éprouvera plus aucun désire à se faire mal ou à mener une vie saine. C'est pourquoi on voit de "jeunes" vétéran , qui ont su ménager leur monture et qui marche bien après 40 ans.

Niveaux biologiques:

  • Musculaires

 

  • Le pic de force est en général autour de 25-30 ans.

(source: Physiologie du sport & de l'exercice Jack H. Wilmore)
  • Diminution du nombre de fibres par diminution de la synthèse protéique

(source physiologie de l'activité physique W.McArdle - F.Katch- V.Katch)

 

  • Les motoneurones, surtout ceux des fibres rapides meurt ce qui entraîne un dénervation de l'unité motrice.

  • La fatigabilité: Lors d'un effort violent ou une grosse sortie un sénior mettra plus de temps à recouvrer sa condition initiale.

  • Cardiovasculaires

  • Si on résume la performance au VO2MAX, ce qui est réducteur mais donne quand même une image correct de l'état de la fonction cardio vasculaire. Plusieurs études transversales permettent de chiffre la perte du VO2 avec l'âge. La fourchette et de 0.4 à 0.25 ml/mn/kg par an selon le niveau d'activité. Une autre étude parle de 0.8% par an.
    BIBI qui est autour de 70 ml/mn/kg à 40 ans cela donnerait 76 à l'âge de 20 ans.

(source: Physiologie du sport & de l'exercice Jack H. Wilmore)


(source: physiologie du sport Hugues Monod,Roland Flandrois,Henry Vandewalle
)

  • Diminution de la FCMAX. Probablement du à la baisse du tonus sympathique ainsi qu'une moins bonne conduction du nœud sinusal. Hé oui on est comme les vielles batteries

  • Diminution de la VES (Volume d'éjection systolique). Moins bonne contractibilité du cœur.

  • Régression du système périphérique. Veines et artère moins souples, diminution du nombre de capillaires, échange gazeux plus laborieux (a -VO2). On parle d'impédance systémique.

  • Respiratoires

Pour ce point, il semble que les vieux s'en tirent pas trot mal. On arrive avec un entraînement régulier à préserver un bonne fonction respiratoire. Ce point n'est pas à priori le maillon faible chez les séniors.

  • Récupération

Alors là y a pas photo, l'âge est clairement un handicape. On peut faire le parallèle entre les nuits blanches de nos 20 ans et maintenant. Si je passe une nuit courte alors attention les dégâts.

La dynamique du cœur est également très révélatrice. Un enfant arrive à sa FCMAX en 30", un athlète élite en 1' et un sénior en plusieurs minute. Les séniors ont une lus grande inertie cardiaque. c'est pourquoi il ne peuvent pas répondre coup pour coup aux attaques des plus jeunes.

  • Agilité, Réflexe

Là aussi c'est pas la joie. La vitesse de conduction de l'influx nerveux chute. Les motoneurones (surtout pour les fibres rapides FT) disparaissent et les fibres sont innervés par d'autre motoneurones voisins. Donc une unité motrice (UM) pilotes de plus en plus de fibres. Il en résulte une baisse de l'agilité, de rapidité et de précision dans les mouvements.