Recherche Kunena

Mot-clé

Re: sport et/ou spectacle?

  • Messages : 7696
  • Remerciements reçus 1414
il y a 1 an 11 mois #188070 par stam
Réponse de stam sur le sujet Re: sport et/ou spectacle?

Finalement, tu es resté gamin quelque part :petard:

www.latribune.fr/technos-medias/informatique/l-i...rgetique-996624.html

Sans compter la consommation d'eau.

Édit : pis y a un sujet sur l'IA/ChatGPT :side:

Oui mais moi je veux savoir qui a dit cette phrase. :icon_tongue
Ne t'inquiète pas pour la planète, je vais vite me lasser de ChatGPT. Je crois d'ailleurs que j'ai atteint le stade de la lassitude.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • Messages : 7696
  • Remerciements reçus 1414
il y a 45 minutes #194979 par stam
Réponse de stam sur le sujet Re: sport et/ou spectacle?
Dernièrement, j'ai eu accès à Gemini pro et je lui ai posé la même question... 'Me paraît plus sensé que ChatGPT d'il y a 2 ans...

Cette anecdote, souvent citée pour illustrer la densité incroyable du talent sur les hauts plateaux kényans, est attribuée à Henry Rono.
Dans les années 1970 et 1980, Rono était une force de la nature. Il est resté célèbre pour un exploit unique dans l'histoire de l'athlétisme : en 1978, il a battu quatre records du monde en seulement 81 jours (10 000 m, 5 000 m, 3 000 m steeple et 3 000 m plat).
Pourquoi cette réponse est-elle restée célèbre ?
L'histoire raconte qu'un journaliste, impressionné par sa domination totale sur la piste, lui a demandé ce que cela faisait d'être "l'homme le plus rapide de la terre". Sa réponse — teintée de l'humilité et du réalisme propres aux coureurs de la vallée du Rift — visait à souligner deux points :
• Le réservoir de talents : Au Kenya, la course à pied n'est pas qu'un sport, c'est un mode de vie. Beaucoup de coureurs potentiellement phénoménaux n'entrent jamais dans le circuit professionnel.
• La perspective : Pour Rono, son succès mondial n'effaçait pas le souvenir de ceux qui, dans son enfance ou son village, possédaient une foulée naturelle qu'il ne parvenait pas à égaler.
Note : Bien que cette version soit la plus répandue, des variantes de cette citation ont parfois été prêtées à d'autres légendes comme Kipchoge Keino ou Haile Gebrselassie (ce dernier étant éthiopien). Cependant, dans l'imaginaire collectif de l'athlétisme, c'est l'image d'Henry Rono et de son village qui prédomine.

Bien qu'elle soit devenue l'une des citations les plus légendaires de l'athlétisme, il est difficile de pointer une course unique et précise (comme une date ou un stade spécifique) où cette phrase a été prononcée. Elle est intimement liée à la saison phénoménale de 1978 de Henry Rono.
Voici le contexte qui explique pourquoi elle est apparue à ce moment-là :
1. Le contexte : L'épopée de 1978
C'est au cours de l'été 1978 que Rono pulvérise quatre records du monde (3 000 m, 5 000 m, 10 000 m et 3 000 m steeple) en l'espace de seulement 81 jours. À chaque sortie, il semblait survoler la concurrence. Les journalistes du monde entier, fascinés par sa supériorité, cherchaient à comprendre d'où venait un tel talent.
2. Une réponse aux sollicitations médiatiques
L'anecdote est généralement située juste après l'un de ses records du monde en Europe (souvent après son record du 10 000 mètres à Vienne ou son record du 3 000 mètres à Oslo).
C'est lors d'une interview d'après-course qu'un journaliste lui a posé la question fatidique : « Qu'est-ce que cela fait d'être l'homme le plus rapide du monde ? ». Sa réponse sur le berger resté au village servait à la fois :
• À tempérer l'enthousiasme occidental qui ne voyait en lui qu'une exception individuelle.
• À rappeler que dans les Nandi Hills (sa région d'origine), courir est une nécessité quotidienne et que le niveau naturel y est immense.
3. La véracité historique
Il est important de noter que cette histoire a pris une dimension presque "mythologique". Henry Rono lui-même, dans ses interviews plus tardives, a souvent cultivé cette image de coureur humble face à la nature. S'il a probablement tenu ces propos de manière spontanée à un journaliste de presse écrite (comme pour le New York Times ou Sports Illustrated qui suivaient ses exploits aux États-Unis et en Europe), la citation est devenue un symbole de la culture kenyane de la course de fond.
En résumé : Ce n'est pas une "phrase de podium" aux Jeux Olympiques (auxquels il n'a jamais pu participer à cause des boycotts de 1976 et 1980), mais bien une réponse donnée lors de sa tournée triomphale des meetings européens en 1978, alors qu'il redéfinissait les limites de l'endurance humaine.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Temps de génération de la page : 0.063 secondes
Propulsé par Kunena