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Grand raid 2015

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il y a 6 ans 11 mois #124359 par ecoffeys
Réponse de ecoffeys sur le sujet Grand raid 2015

Et Albert, il ne court plus cette année?

Il n'est pas inscrit
Quelqu'un a des news ?


Albert a repris les études et déposé pour les prochaines années ses bikes :lunettes:

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il y a 6 ans 11 mois - il y a 6 ans 11 mois #124362 par Cricridamour
Réponse de Cricridamour sur le sujet Grand raid 2015

Savez-vous qui est le furieux qui a pris le départ de Verbier sur un vélo de cyclo-cross?


C'est Amael Donnet (Krachy) du magazine Vélo Vert

En cela, il est parfaitement fidèle à lui même vis à vis du GR qu'il n'a jamais pu appeler autrement que "Cyclo-cross Alpin" depuis plus de 10 ans. Et allant jusqu'à jouer (abuser?) de ses pouvoirs de modérateur VV pour chaque fois modifier dans son sens le titre des sujets traitant du GR/GRC.

Bon, le passé de krachy est pas mal sur un vélo quand même :petard:


En fait, j'en ai aperçu deux, partis de Verbier. :icon_ohwell
Dernière édition: il y a 6 ans 11 mois par Cricridamour.

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il y a 6 ans 11 mois #124363 par gillesF78
Réponse de gillesF78 sur le sujet Grand raid 2015
Bravo les guerriers ! :good:

Région Grenobloise, GillesF78

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il y a 6 ans 11 mois - il y a 6 ans 11 mois #124364 par Gawain
Réponse de Gawain sur le sujet Grand raid 2015

Xavier, je ne suis pas dans le même monde que Vinssout. Lui c'est du haut niveau ;-)
Bon, j'ai l'âge d'être son père :icon_tongue :icon_tongue


Eric,

Vous n'êtes peu être pas dans le même monde Vinssout et toi, mais il en existe encore un troisième qui est celui auquel j'appartiens et qui ne peut être qu'admiratif de vos performances.
Bon, ça a été une édition plutôt bonne pour moi si on met de côté le chrono. Pas de casse, pas de chute. Et je peux à peu près me contenter en me disant que mon taux de réussite pour rejoindre Grimentz est de 100%. Cette année, je n'avais pas de ravitos persos, et c'est vrai qu'on perd énormément de temps à s'arrêter, accéder aux tables, remplir les bidons...

\\\\\\\"When I see an adult on a bicycle, I do not despair for the future of the human race.\\\\\\\"
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Dernière édition: il y a 6 ans 11 mois par Gawain.

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  • skippy
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il y a 6 ans 11 mois #124367 par skippy
Réponse de skippy sur le sujet Grand raid 2015

Savez-vous qui est le furieux qui a pris le départ de Verbier sur un vélo de cyclo-cross?


C'est Amael Donnet (Krachy) du magazine Vélo Vert

En cela, il est parfaitement fidèle à lui même vis à vis du GR qu'il n'a jamais pu appeler autrement que "Cyclo-cross Alpin" depuis plus de 10 ans. Et allant jusqu'à jouer (abuser?) de ses pouvoirs de modérateur VV pour chaque fois modifier dans son sens le titre des sujets traitant du GR/GRC.

Bon, le passé de krachy est pas mal sur un vélo quand même :petard:


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il y a 6 ans 11 mois - il y a 6 ans 11 mois #124368 par Lafoy
Réponse de Lafoy sur le sujet Grand raid 2015
9h11 krashy c est correct non ? Et un temps conforme a ce que l'on peux faire en descente avec un cyclo-cross sur la descente sur Grimentz 1h21!!!!! Contre 34 mn pour les meilleurs.....
Dernière édition: il y a 6 ans 11 mois par Lafoy.

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il y a 6 ans 11 mois - il y a 6 ans 11 mois #124370 par jfd_
Réponse de jfd_ sur le sujet Grand raid 2015

En fait, j'en ai aperçu deux, partis de Verbier. :icon_ohwell

Ben, au vu de la page précédente, le 2nd était Y.Corminbœuf. Le 1er devrait-on peut-être dire puisqu'il met ~1h à Krachy sur le temps total.

Xavier, je ne suis pas dans le même monde que Vinssout. Lui c'est du haut niveau ;-)
Bon, j'ai l'âge d'être son père :icon_tongue :icon_tongue

Eric,

Vous n'êtes peu être pas dans le même monde Vinssout et toi, mais il en existe encore un troisième qui est celui auquel j'appartiens et qui ne peut être qu'admiratif de vos performances.
Bon, ça a été une édition plutôt bonne pour moi si on met de côté le chrono. Pas de casse, pas de chute. Et je peux à peu près me contenter en me disant que mon taux de réussite pour rejoindre Grimentz est de 100%. Cette année, je n'avais pas de ravitos persos, et c'est vrai qu'on perd énormément de temps à s'arrêter, accéder aux tables, remplir les bidons...

Je me permettrais d'en rajouter un quatrième monde : celui de ceux qui se lancent dans la chose sans aucune certitude d'arriver, sans jamais la moindre assistance, par défi perso par rapport à certaines choses de la vie. Et certaines années comme 2015, ce n'est même pas la peine de tenter... :( Encore donc un autre monde puisque je ne suis arrivé à Grimentz sur deux roues qu'une seule fois en 2007 :blush:
Dernière édition: il y a 6 ans 11 mois par jfd_.

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il y a 6 ans 11 mois - il y a 6 ans 11 mois #124373 par Cricridamour
Réponse de Cricridamour sur le sujet Grand raid 2015
Bon les gars, j'espère que vous avez un peu de temps, car voici venu le moment de lire une tartine de Cricri. :wonder:

Mon Grand Raid 2015

Un fait : pas la santé cette année, donc pas de Grand Raid pour moi. J’ai quand même envie d’y aller. Que faire ?

Quelques protagonistes :

De Verbier,
- Vinssout, dont parait-il plusieurs membres du forum ont une stèle dans le jardin ou un autel à sa gloire dans l’appartement, et qui vise moins de 7 heures.
-Le Crack, un copain balèze, une force de la nature, qui vise 7h20.

De Nendaz
-Eric, qu’on ne présente plus et qui vise moins de 6 heures et le podium dans sa catégorie.

De Hérémence
-La Baleine, surnom qui n’est pas péjoratif, mais qui illustre son rire qui fait trembler les murs à des kilomètres à la ronde, comme le chant des baleines qui s’entend de très loin. Un copain format XXL, genre Schwarzy en moins germanique, mais plutôt bon Vaudois, morphologiquement absolument pas taillé pour grimper des cols à vélo, mais qui ose se lancer dans ce défi. La dernière fois qu’il avait participé, en partant aussi d’Hérémence, c’était l’année où il avait neigé. Il avait réussi à finir :good: , en la rotant comme jamais, en jurant partout et à tous que « plus jamais ! » mais qui en parle toujours et encore avec des trémolos dans la voix. Alors retour cette année. Objectif : finir, et en bonne santé.


Est-il possible de soutenir toutes ces personnes, avec ces départs et objectifs différents ? Je ressors mes vieux temps de passage et les compare avec les chronos visés, calculs savants, proratas, je retiens et j’additionne le temps de déplacement sur les différents spots envisageables, je n’oublie pas de tenir compte du diamètre du tuyau de la baignoire, et j’obtiens l’âge du capitaine et surtout un plan pour voir tout le monde sur certains points du parcours. Très bien, si tout se passe comme prévu, je vais pouvoir aller engueuler encourager tous ces bikers plusieurs fois.

Mixons donc le tout, et cela donne ceci :

6h30, je suis posté au pied de la montée en direction de Veysonnaz, vers Plan Désert à 10 minutes du départ de Nendaz (avis aux non-Valaisans : le « en » de Nendaz se prononce « in », comme dans main ou jardin, et le « Z » est muet, La Tzoumaz idem, Veysonnaz aussi…) Je dégaine mon arme secrète spéciale : une cloche de vache.

Voilà les premiers, ça va vite même si ça monte car ils arrivent bien lancés par une courte descente, j’agite ma cloche, donne de la voix et aperçois Eric très bien placé.

Allez hop, descente prudente à travers le pré plein de rosée matinale, je saute sur la moto et moteur ! Gaz dix minutes sur petites routes de montagne et je me place à la cabane des bucherons dans la forêt entre Veysonnaz et Les Collons. Courte attente, au loin j’entends les motos ouvreuses. Voilà les premiers, pile dans les temps estimés, chuis fort quand même en calcul, hein ? :P
Il me semble voir Charly Imstepf (de 1962) dans les toutes premières positions. Ouf, pas dans la même catégorie que Eric, bien que ça ne doit pas faire plaisir à l’ego de se faire distancer par « un p’tit vieux » ! Eric passe en 14ème position et je l’engueule encourage bien fort, à grand renfort de cloche.

J’ai maintenant tout le temps de retourner vers Plan désert pour voir les cracks de Verbier. En chemin, au-dessus des Agettes, je croise un vététiste, avec une plaque de cadre bleue. Un concurrent d’Hérémence ? Mais qu’est-ce qu’il fabrique ici ? Il est 7h30 et son départ était à 6h30. Je m’arrête et lui demande s’il a abandonné la course. Il parle ni français ni allemand et à peine anglais et non, en fait il cherche le départ ! Eh ben mon gars, pas trop de soucis, hein, t’es pas trop stressé visiblement, et pas prêt d’arriver à Grimentz. Je l’aiguille sur la bonne route, et dans le feu de l’action, j’ai oublié de prendre note de son numéro pour savoir ce qu’il était devenu.

Plan Désert, attente en compagnie de quelques autres ravitailleurs. Voilà les motos, et là, arrivent les premiers. La baffe ! Une vitesse démentielle :woohoo: , rien à voir avec celle des concurrents de Nendaz un peu plus tôt. En tête, j’ai juste le temps de voir plusieurs maillots blancs des coureurs du Team Bulls, qui impriment un rythme hallucinant pour une course de cette longueur. Le Team Bulls, déjà le nom est bien trouvé, car j’ai vraiment eu l’impression d’assister à une puissante charge de bisons lancés au galop tête baissée :pafmur: . Là, ça ne rigole pas, ils sont venus pour la gagne, et uniquement la gagne, c’est sûr. Mais comment font-ils pour tenir cette puissance aussi longtemps ? C’est vraiment un autre monde. :wonder:

Pas mal de monde, mais je n’ai pas vu passer le casque fluo de Vinssout. L’aurais-je raté ? Non, d’ailleurs pas reçu de SMS signalant son passage à Nendaz.

J’engueule encourage Le Crack peu après, qui passe aussi tout en puissance, avec le visage marqué par un effort intensif. Le Crack, déjà là alors qu’il était censé passer après Vinssout. Mer..de, il a dû arriver quelque chose. Je patiente un moment. Un long moment. J’abandonne l’idée d’aller au bas de Mandelon pour engueuler encourager Eric, je n’aurais pas le temps. Tcheu, je suis inquiet, là.

Le temps passe, les concurrents défilent, toujours moins vite. Toujours pas de SMS, maintenant je vois passer des concurrents du niveau 8h30-9h30. Aie aie ! Ah, enfin : Vinssout vient de passer Nendaz en 1h51. Ben ça, c’est environ le chrono que je faisais à l’époque, pour finir en 9h-10h ! Aie aie aie bis ! J’attends encore, mais non, rien. Mais c’est pas possible, Nendaz c’est juste à 10 minutes, il devrait déjà être passé. Bon, il a dû abandonner. Je retourne à la moto, et après avoir enfilé le casque, dernier coup d’œil. Et là, un casque fluo, une bonne vitesse par rapport aux autres, c’est peut-être Vinssout ? Il serait toujours en course ? Mince, je l’ai raté pour deux minutes.
Bon, toute cette attente a chamboulé mon programme. Que faire ? GAZ jusqu’à Vex, contrôle SMS, Le Crack est déjà passé à Hérémence depuis un moment, pas le temps de foncer jusqu’au bas de Mandelon. Je roule jusqu’à Euseigne, pas de SMS signalant le passage de Vinssout à Hérémence, zut. Donc je n’aurais pas le temps de l’attendre si je veux être à l’heure à Eison pour Eric. Alors direction Eison, sur la route au débouché du single avec les escaliers après le village.

Pas mal de ravitailleurs, et beaucoup de concurrents. Depuis la route, j’ai une vue plongeante sur la fin du single, qui me semble bien plus roulant que l’an passé. D’ailleurs beaucoup de concurrents arrivent à passer sur le vélo le dernier coup de cul avant la route, ce qui n’était pas le cas avant. J’ai de l’avance maintenant, je me prépare à une bonne attente.

Soudain la luminosité diminue, comme une grande ombre. Quoi-ce, qu’est-ce ? Un cumulo-nimbus surgi de nulle part ? Un nuage de cendre d’un volcan islandais ? Une éclipse solaire ? Je lève les yeux vers le ciel. Non, rien de tout ça, c’est Guyrando lui-même en personne! Ah salut Guy, comment ça va ? Ça me fait plaisir de le voir, mais je me demande bien ce qu’il fou. fabrique là.

-Je ravitaille Eric.

Mince alors, si j’aurais su, j’aurais pas venu, je m’aurais concentré sur Le Crack et Vinssout en bas de Mandelon. Mais bon, peut-être que Eric désire des engueulades encouragements double dose ? Il souffre parait-il de crampes. Ben si c’est son excuse pour ne pas se faire engueuler, c’est raté. :P

Deux gars en noir arrivent avec de gros sacs à dos, des valises, des sacs de transport pour roues et s’installent là. Ces men in black, c’est l’assistance du Team Bulls. Du Team Bulls.de. Important le .de. C’est l’organisation et la rigueur germanique dans toute sa splendeur. Des roues avants et arrières en veux-tu en voilà, des tiges de selles, des selles, des dérailleurs, des chambres à air pliées déjà munies du gonfleur, des outils, le tout prêt à l’emploi, impeccablement aligné au millimètre sur un tapis de travail. Et il y a aussi le ravitaillement de chaque coureur, les gourdes avec les prénoms, Urs, Karl, etc. avec la nourriture ou gel, certain avec une cannette de Raide Boule. Et là où nous sommes presque tombé sur le cul, de quoi rajouter des glaçons dans les bidons un peu avant le passage des coureurs ! :woohoo:
Guyrando a pris une photo je crois.
Intéressant, tout ça, je n’avais jamais vu l’assistance d’une équipe de pointe. J’ai quelques questions.
-Salut les gars, combien êtes-vous sur la course ?
-Ach ja, euh, nous sommes deux.
-Quoi, que vous deux ?
-Oui, mais non, nous sommes deux équipes de deux ravitailleurs qui nous relayons sur le parcours.
-Et au Pas de Lona ?
-Ah, oui, il y a aussi du monde au Pas de Lona.
-Et au barrage ?
-Euh, oui, oui, aussi.
Bon, ils n’ont pas tellement envie de dévoiler toute leur organisation à un inconnu, c’est visiblement classé secret défense.

Soudain, quelqu’un m’interpelle.

-Eh mais tchô le Grand, d’une voix qui porte bien.

Mince, la Baleine ! Je l’avais complètement oublié, celui-ci, avec tout ça ! :blink: Pour me faire pardonner, je l’accompagne un bon bout, en l’engueulant encourageant bien fort, sans oublier d’agiter ma cloche.

Pour me détendre le dos, je fais des allers retours réguliers sur la route, tout en surveillant l’heure et les SMS. Voilà Pierre-Yves Bender, et un moment plus tard, Eric. Pas l’air au mieux. Guyrando transvase les bidons, je l’engueule encourage avec ma cloche, nous deux en courant à côté de lui, et franchement, le micmac de gourdes a dû bien faire rigoler les deux men in black du Team Bulls.de. :lol: ;-)

Voilà Urs Huber, le masque, avec Lukas Buchli et Karl Platt. Pas là pour rigoler. Du tout. Et quelle puissance à la sortie du single. Impressionnant, même si eux prétendent qu’ils sont cuits. Les men in black démontrent toute leur efficacité. Sans faire ralentir les coureurs.

Bon, quelles sont les nouvelles du front de Verbier ? SMS check : Le Crack va arriver à l’heure prévue, Vinssout est toujours en course, environ 1 h de retard, 20 minutes après Le Crack.
Je surveille le single en contrebas. Voilà Le Crack. Je m’égosille, je me démets l’épaule à agiter ma cloche. Le Crack arrache le coup de cul au milieu des concurrents des plus petits parcours, en force, ôte-toi de là que je m’y mette, et déboule sur la route. La grimace ! Il est dans le dur de chez dur. :woohoo:

-* »+£&=§ !}, j’ai de ces crampes, ça fait * »+£&=§ !} !!! :evil:

Oui, il faut savoir que le Crack est un sanguin. J’ai expurgé son langage fleuri, car il y a peut-être des jeunes oreilles innocentes sur ce forum :lunettes:

-Passe-moi le Coca, ouvert !

En trois golées et trois secondes, il siffle presque l’entier des 5 dl! Pas moyen de l’accompagner un bout, il va bien trop vite pour moi.

Ouf ! Plus que un. Un gros quart d’heure plus tard, Vinssout déboule. Il a l’air bien, facile.

-J’ai crevé quatre fois, je suis désolé !
-Pas grave, profite quand même de cette belle journée dans ce paysage fabuleux.

Je lui passe son bidon, plus pro que le ravito à Eric :lol: . Et le voilà déjà parti.
Je tiens à lui tirer mon chapeau, de terminer quand même sa course, par respect pour ses ravitailleurs, malgré tous ses ennuis. Bravo. Et merci pour la confiance accordée.

Les men in black ont remballé tout leur matériel, et ramassé tous les déchets, même ceux des autres, C’est d’ailleurs l’unique endroit qui est propre à la sortie du single.

Et voilà, il faut que j’aille me mettre à l’horizontale, aller encore jusqu’à Grimentz aurait été de trop pour moi. Ma mission est finie. Elle ne s’est pas déroulée comme prévu, mais j’ai passé une super bonne journée. Merci à tous ceux qui rendent cette journée possible.

Le Grand Raid : un évènement où tout le monde peut y trouver son compte, en spectateur, en coureur quel que soit son niveau, celui qui vise un chrono, celui qui veut uniquement finir, ou seulement aller jusqu’à ses limites, ou simplement passer une journée en montagne avec des potes. Et 26 ans que ça dure !

PS
Le Crack 7h22 depuis Verbier
La Baleine 8h16 depuis Hérémence.

PS 2
Moi aussi, j’ai dorénavant une stèle à la gloire de Vinssout dans mon jardin !

A+
Cricri
Dernière édition: il y a 6 ans 11 mois par Cricridamour. Raison: gramortho
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il y a 6 ans 11 mois #124383 par Guyrando
Réponse de Guyrando sur le sujet Grand raid 2015
Voilà le fameux atelier portable de l'équipe Bulls
Pièces jointes :
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il y a 6 ans 11 mois #124384 par Gawain
Réponse de Gawain sur le sujet Grand raid 2015
Merci Cricri, c'était indiscutablement excellent, comme d'habitude.

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il y a 6 ans 11 mois #124386 par Gawain
Réponse de Gawain sur le sujet Grand raid 2015
Fantastique Guy! Il y'a de quoi parer à presque toutes les avaries.
J'avais vu leur organisation au Pas de Lona l'année dernière. Là bas ils n'ont pas l'assistance mécanique mais une équipe de choc d'ouvreurs ravitailleurs sacrément bien organisée aussi.

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il y a 6 ans 11 mois - il y a 6 ans 11 mois #124396 par Eric
Réponse de Eric sur le sujet Grand raid 2015
Absolument grandiose comme d'hab. Cricri !!
Ca m'a fait plaisir de te revoir pour de vrai :lol: :lol:
Et la cloche je l'ai bien entendu.
Put... tu connais tous les coins du Valais par coeur ...trop fort :tss:
En fait j'étais content de savoir que tu étais à Eison, même si Guy venait car je savais que tu aurais du coca, dans une petite bouteille, ce que je n'avais pas donné à Guy.
Mais tu m'as rien donné :( :(

A une prochaine et encore merci
Dernière édition: il y a 6 ans 11 mois par Eric.
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il y a 6 ans 11 mois #124443 par Gawain
Réponse de Gawain sur le sujet Grand raid 2015

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il y a 6 ans 11 mois #124469 par Gawain
Réponse de Gawain sur le sujet Grand raid 2015

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il y a 6 ans 11 mois #124474 par Eric
Réponse de Eric sur le sujet Grand raid 2015
Merci Xavier :cheer:

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il y a 6 ans 11 mois - il y a 6 ans 11 mois #124482 par Cricridamour
Réponse de Cricridamour sur le sujet Grand raid 2015
Urs Huber n'est pas seulement à l'aise sur un vélo, mais il se débrouille aussi pas mal avec un clavier. Son récit du Grand Raid sur son site internet m'a vraiment fait vibrer. Waoooooow!

A la fin de la course, oups, je veux dire à la fin de la lecture de son texte, après sa description de la dernière descente :pafmur: :woohoo: , j'étais épuisé nerveusement et plein d'adrénaline.

Merci à Urs de prendre le temps d'écrire et de partager, :good: J'en ai fait une traduction, et un nouveau merci à Urs pour son aimable autorisation de la publier ici. :good: :good:

A+
Cricri

Grand Raid-Deuxième dans le polar des Alpes Valaisannes


par Urs Huber


Le travail sur moi-même pour surmonter la nette défaite face à (Lukas) Buchli la semaine passée à l’Eiger Bike Challenge m’occupa pendant bien deux jours. Cette défaite entama aussi ma confiance en mes capacités avant la course la plus importante de l’année pour moi. Après m’être peu à peu remis, et surtout après avoir fait mieux le mercredi lors du dernier test avant le Grand Raid que lors de mes victoires de ces deux dernières années, j’étais à nouveau persuadé que cette année aussi cela suffirait. La victoire était très clairement mon but.

J’avais en tête plusieurs plans de comment j’allais gérer cette course, et j’étais très bien armé pour surmonter la chevauchée de 5000 m de dénivelé de Verbier à Grimentz. Mais la première action fut spontanée et cela se passa simplement ainsi. Après la première montée de 700 m au-dessus de Verbier, je basculai la Croix de Cœur en tête d’un groupe encore assez grand. Au lieu de laisser pendre les jambes, j’attaquai la longue descente sur piste gravillonnée avec un engagement total. En bas, nous n’étions plus que quatre. En plus de (Jérémy) Huguenin, il y avait aussi deux de mes coéquipiers Karl (Platt) et Tim (Böhme). Et Buchli se trouvait à une minute derrière dans le groupe de chasse.

Après une courte montée, se succédèrent des montées et des descentes en direction de Veysonnaz. La situation se corsait alors pour Buchli, car si nous étions parvenu dans cette configuration après la courte montée, j’avais deux équipiers et le motivé Huguenin à mes côtés, qui m’auraient aidés à augmenter l’avance. Mais Buchli reconnut la situation et parvint de justesse à recoller avant la fin de la montée, en compagnie du coureur IAM (Sébastien) Reichenbach. La situation était alors neutralisée, et cela s’est poursuivi de façon plutôt confortable dans la portion vallonnée jusqu’à Veysonnaz au km 45. Notre groupe se renforça par des retours de l’arrière.

Dans la montée vers Les Collons, j’augmentai à nouveau le rythme et nous parvinrent à six dans la descente sur la piste de ski vers Hérémence. J’étais à nouveau avec Karl et Tim, et aussi Buchli, Huguenin et Reichenbach. Déjà deux heures et demie de course, et il restait encore un peu de temps pour souffler un coup et réfléchir au déroulement de la course avant la montée vers Mandelon et l’écrémage préliminaire. Dès le début de la montée, Buchli augmenta le tempo, Tim et Huguenin sautèrent les premiers. Nous parvinrent à l’alpage encore à quatre et quittâmes la route goudronnée. Je ne prêtai pas attention au routier Reichenbach. Ceci au vu de la partie technique qui allait arriver, et d’après les capacités qu’il avait démontrées jusque-là: très très fort à la montée, mais dans le terrain, à tous les coups en plein dans toutes les pierres et racines. Pour lui, le temps en tête de la course était écoulé. Buchli, Karl et moi. Je nous avais déjà vu nous trois sur le podium avant le départ, et c’est justement entre nous trois qu’à partir de maintenant cela allait se jouer.

Le sentier de montagne plein de pierres s’approchait toujours plus, et Buchli fit savoir qu’il voulait passer ce passage en tête. La première fois qu’il voulut passer, je m’y opposai. La deuxième fois, je le laissai passer. Et quelques mètres avant le single, j’étais quand même à nouveau en tête. A l’entrainement, ce passage est entièrement roulable sauf à un endroit. En course, cela se présente tout différemment et il est parfois plus rapide et plus sûr de sauter du bike. Mais je suis sorti du single toujours avec Buchli, ce qui est rassurant. Alarmant par contre, les arrivées de crampes dans les jambes en sautant du vélo et remontant dessus. Ça, c’est tout sauf de bon augure avant le final…

Tout de suite, dans la longue descente sur Evolène, j’entrepris d’agrandir à nouveau l’écart avec Buchli, afin d’avoir un peu de temps en bas pour pouvoir me débarrasser, j’espère, de mes crampes. Pour ce qui concerne l’écart, ça a fonctionné, 30 secondes au bas de la descente. En ce qui concerne la récupération, cela est resté un désir inassouvi, car à Evolène, cela n’allait pas mieux qu’à Mandelon. Buchli est encore une fois revenu, et c’est à deux que nous avons attaqué la montée finale. Je me mis en deuxième position pour la grimpée vers Eison. Il me fallait un nouveau plan, plan à mon avantage ! Au Grand Raid, et c’est chaque année pareil, le passage entre Eison et le Pas de Lona est toujours une vraie lutte pour la survie. Et cette année n’est pas différente. En fait, je me sentais encore plutôt bien, mais je remarquais que dès que je voulais augmenter la vitesse, les crampes revenaient tout de suite dans les cuisses. Devant, Buchli n’avait pas l’air d’aller mieux que moi. Il paraissait complètement éteint, et ensemble nous gravîmes lentement la montagne.

J’étais agacé par ces crampes menaçantes, car à cet instant Buchli aurait été un peu vulnérable. C’était du moins mon impression. Mais je ne pouvais pas attaquer et était heureux de chaque mètre qui nous rapprochait du Pas de Lona. Dans l’intervalle, j’avais maintenant en tête le plan concernant la suite des évènements : rester le plus longtemps possible en deuxième position et attaquer au moment opportun. Ça avait déjà fonctionné comme ça l’an passé contre Sauser, à la différence toutefois qu’à l’époque, je me sentais mieux que maintenant. Jusqu’à 250 m de dénivelé avant l’A Vieille, nous sommes restés ensemble. Mais je n’ai jamais réussi à rassembler suffisamment de courage pour planter une attaque, toujours avec la peur de me faire arracher une dent par les crampes. Buchli augmenta alors le rythme, et je me suis fait arracher toute la dentition. Surtout ne pas craquer maintenant, voilà la pensée fulgurante qui m’a traversé l’esprit, et pourtant je n’ai pas réussi à accompagner ce tempo plus de quelques instants. Jusqu’à l’alpage, j’ai encaissé 44 secondes.

En sachant que l’an passé j’avais agi pareil que Buchli aujourd’hui, et que je m’étais trop mis dans le rouge, et en attendant le soutient de mes ouvreurs, je croyais toujours à la victoire. J’étais convaincu à 100% que j’allais gagner, si je parvenais sur le Pas de Lona avec une minute de retard. Et je la sentais même avec deux petites minutes. Mais ce ne furent pas une minute, ni deux, mais un fabuleux 3 :14 de débours sur Buchli à l’arrivée sur le Pas de Lona. Je n’avais encore jamais été aussi misérable dans le portage, mais il m’était aujourd’hui impossible d’aller plus vite. Dans les derniers mètres, Karl me rattrapa au terme d’un temps canon sur ce passage. Enfin le sommet, ce fut pour moi une délivrance de pouvoir remonter sur le vélo et de ne plus devoir marcher. A quelle distance était Buchli, je l’ignorais, et c’est pourquoi je croyais encore à mes chances. Alors gazer au maximum sur le single le long du Lac de Lona et envoyer à bloc les 200 mètres de dénivelé de la dernière ascension en face. Mais maintenant aussi c’était fini, je ne pus garder la roue arrière de Karl dans la montée et perdis une petite minute sur lui, avant d’arriver pour de bon dans la descente finale.

J’étais à présent troisième. Troisième au Grand Raid, à ma course préférée, dont je suis le recordman du nombre de victoires. Dans le livre du Grand Raid, je suis présenté comme « Monsieur Grand Raid », et je voulais être digne de ce titre aussi aujourd’hui. Je n’avais de toute façon plus rien à perdre et c’est pourquoi j’ai pris les risques maximums sur les douze derniers kilomètres jusqu’à Grimentz. Dans la première partie sur la piste caillassée, je ne me suis pas rapproché beaucoup de Karl. Quant à Buchli, à aucun moment je ne l’ai aperçu.

Mais après le barrage, quand ça devient vraiment brutal, que la concentration et les forces après presque six heures de course étaient proches de zéro, je me suis repris encore une fois et dévalais plus vite que jamais. Après les quatre traversées de rivière dans la première partie du single, j’étais déjà plus proche de Karl. Trois km de l’arrivée, encore 1 :30 de retard sur Buchli et 20 secondes sur Karl. Je voulais absolument cette deuxième place, et soudain une pensée fulgurante me transperça la tête : le deuxième allait gagner si Buchli avait un pépin mécanique. Il me faut la deuxième place, maintenant !

Arrivent maintenant les 1500 mètres les plus difficiles et j’augmentais encore la prise de risque. Les deux ouvreurs à motos de trial devant ne comprenaient plus rien quand je criais derrière et secouèrent la tête lorsque je les ai doublés comme une bombe. Et me voilà avec Karl, et aussi tout de suite devant lui. Je ne savais pas non plus qu’on pouvait descendre aussi vite ici, mais je n’ai pas eu le temps de m’en réjouir, car il y avait encore 1500 mètres avant l’arrivée, sur piste caillassée et raide. Cependant, à aucun moment je n’ai aperçu Buchli et l’arrivée se présenta un kilomètre trop vite pour moi, car son avance n’était plus que de 21 secondes. Karl termina troisième à 32 secondes. Nous avons tous les trois amélioré mon record du parcours de l’an passé.

La ligne d’arrivée était franchie, mais la course n’était pas tout à fait terminée pour moi. Après plus de six heures de duel, il me paraissait important d’aller d’abord féliciter le vainqueur, avant de pouvoir aller m’assoir.

Mon but du départ n’a pas été atteint avec cette deuxième place. Mais avec un peu de recul, je suis quand même satisfait de ma performance. J’ai donné tout ce que j’avais. J’ai combattu et pas lâché le morceau jusqu’au dernier mètre. J’ai roulé plus vite que je ne l’avais jamais été. Et je suis surtout satisfait d’être parmi les deux premiers pour la cinquième fois consécutivement sur la plus ancienne et plus dure course de montainbike du monde.

Ce fut une nouvelle journée entre Verbier et Grimentz que je n’oublierais jamais. Une de celle que j’évoquerai encore longtemps et à laquelle je penserai jusqu’à la prochaine fois que je me présenterai au départ à Verbier. Je voudrais dire MERCI à tous ceux que m’ont soutenu. Que ce soit par leur simple présence, avec le soutient en course, comme ouvreur au Pas de Lona, ou bien simplement à vibrer avec moi via Internet.
Dernière édition: il y a 6 ans 11 mois par Cricridamour. Raison: Bescherelle ta mère!
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il y a 6 ans 11 mois #124483 par albator83
Réponse de albator83 sur le sujet Grand raid 2015
Pfiou quel talent !
Les trois premiers en 32" après 5000 m de D+ et 6h de course... Impressionnant d'engagement (et de lucidité pour descendre aussi fort jusque dans les tous derniers hectomètres).
:yaisse:

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il y a 6 ans 11 mois #124484 par Gawain
Réponse de Gawain sur le sujet Grand raid 2015
Merci Cricri pour cette traduction! Génial de lire ce récit de l'intérieur.

\\\\\\\"When I see an adult on a bicycle, I do not despair for the future of the human race.\\\\\\\"
H. G. Wells

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il y a 6 ans 11 mois - il y a 6 ans 11 mois #124485 par Eric
Réponse de Eric sur le sujet Grand raid 2015
Merci Cricri.
Absolument géniale ta traduction. Très très intéressant :yaisse:
En étant à des années lumières de son niveau, on s'aperçoit qu'on doit gérer exactement les mêmes choses ( crampes, stratégie de course, gestion de l'effort ...anticipation ...) :icon_ohwell
J'ai vécu cette malédiction des crampes qui t'empêchent d'appuyer sur les pédales comme tu aimerais en Evolène et Le Pas ...tellement frustrant quand tu es à la bagarre au coude à coude avec un autre gars ( dans ma caté dans mon cas) .... :wonder: et lui il le vit pour la gagne scratch , la vraie course.
Quel bonhomme !!
Et quelle descente ....incroyable . J'ai vu les temps sur Strava ....ils descendent en 22' depuis le Basset contre 29' dans mon cas ( alors que je ne suis pas trop ridicule quand même :lunettes: )....et surtout c'est dans la dernière partie où ça tape méchant qu'ils prennent le plus de temps :pafmur: :pafmur: :pafmur: :pafmur: :pafmur: :pafmur: :pafmur: :pafmur: :pafmur: :pafmur: :pafmur: :pafmur: Comment font ils ???
www.strava.com/segments/7966282?filter=overall
Des vrais félins
Dernière édition: il y a 6 ans 11 mois par Eric.

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  • skippy
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il y a 6 ans 11 mois #124502 par skippy
Réponse de skippy sur le sujet Grand raid 2015
Génial merci Cricri :good:

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