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SUJET : Trilogie de la Maurienne

Trilogie de la Maurienne 1 mois 1 semaine ago #156613

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Le CR du grand est à venir... mais je te garantis que tu ne l'aurais pas trouvé trop facile : c'était monstrueux, quasiment autant de D+ qu'une Marmotte avec 50 km de moins :whistle:

oui je pense que le grand ça aurait pas été la même, avec un 2è glandon le dimanche.
Effectivement j'avais pas pris de veste, et la descente du galibier il faisait pas chaud...

Bon j'ai pas dit que c'était pas dur, mais que c'était moins dur que prévu. Il me reste 1 mois avant le "vrai" truc dur dans le Valais, où ça sera déjà un miracle si je finis :blush:
Dernière édition: 1 mois 1 semaine ago par jfd_. Raison: Modification titre du sujet suite au changement du nom de l'épreuve
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Trilogie de la Maurienne 1 mois 1 semaine ago #156616

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aussi un gros CR en prépa...mais mini-spoil : je suis lessivé ajd :whistle:
vrai beau chantier de haute-montagne. ai déjà fait pas mal de gros trucs dans le passé mais ça rentre dans mon top 5 des trucs hard, surtout avec l'effet 3e jour.
c'était beau, c'était dur...c'était ce que j'étais venu chercher :cheer:
Dernière édition: 1 mois 1 semaine ago par jfd_. Raison: Modification titre du sujet suite au changement du nom de l'épreuve
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Trilogie de la Maurienne 1 mois 1 semaine ago #156617

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Dernier jour : www.rodolphe-passions.fr/wordpress/2019/07/trilogie-de-maurienne-3-2/

Comme CrossClimber ça faisait longtemps que je n'avais pas puisé aussi loin pour finir une épreuve (au point de me demander un moment à 15 km de la Croix-de-Fer comment j'allais faire pour me hisser là-haut :pafmur: ).
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Dernière édition: 1 mois 1 semaine ago par albator83.
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Trilogie de la Maurienne 1 mois 1 semaine ago #156618

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Je crois qu'on a été unr grande majorité à se poser la même question. Quand j'ai vu le panneau indiquant le sommet de la Croix de Fer à 25kms j'ai pris un sérieux coup derrière les oreilles.

J'avoue que je l'ai fini en mode randonnée car devant et derrière moi c'était figé, j'aurai pu mettre 2' de moins mais j'avais plus la tronche !!
Dernière édition: 1 mois 1 semaine ago par ArnaudF..
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Trilogie de la Maurienne 1 mois 1 semaine ago #156619

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Bravo à tous ! :good:
Je suis allé dans le coin en vacances l'an dernier, même pas fait en 15 jours ce que vous avez fait en 3... :petard:
Sorti de la vallée de la Maurienne, c'est sûr que les paysages valent le coup d'oeil... et de pédale :whistle: .
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Trilogie de la Maurienne 1 mois 1 semaine ago #156621

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Je l'ai fait il y a quelques années quand il n'y avait que la course du 14 juillet, c'est sûr que c'est du concentré. Moi c'était le glandon dont je me demandais si j'allais arriver au bout en plein cagnard. Grand moment de solitude et de souffrance... Et après y'avait encore le mollard... :whistle:

Cette année j'ai presque pas roulé mais j'espère le refaire l'année prochaine, avec les organisations LVO toujours au top du sommet... :yaisse:
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Trilogie de la Maurienne 1 mois 1 semaine ago #156647

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pas mal occupé cette semaine...CR de cette grandiose 3e journée :

version courte : trop bien. cuit. joli. TSS à gogo. dur. mais beau

version longue :

Dernier volet de la trilogie en ce Dimanche de fête nationale. Ciel totalement bleu, premiers rayons du soleil qui éclaire les sommets, en venant par l’autoroute avec les pointes de la chaîne de Belledonne en fond le tableau est époustouflant. J’ai subitement comme des envies d’un ultra-trail de l’Echappée Belle pour crapahuter à travers ces montagnes…
Cette dernière journée propose un format cyclosportif traditionnel, c'est à dire qu’on range le format « course de côte » des jours précédents et on passe sur un menu XL…ou L ou normal selon les envies : 130km/4500mD+/4 cols ou 97km/3500mD+/3 cols ou 67km/2500mD+/2 cols.
Pour celles et ceux qui font les 3 jours, c’est le 132 ou le 97. Pour ma part j'avais opté depuis le début pour le grand format, à la fois pour l'intérêt du tracé, puisque le col du Glandon par le versant nord est à mes yeux une des plus belles des Alpes, mais aussi parce que je souhaitais en guise d'objectif majeur cet été un défi physique imposant. Si l’on ôte le départ de 10km +/- plat et la partie finale de 3km entre sommet de la Croix-de-Fer et l’arrivée, on a 4400m d’élévation sur 117km, soit en moyenne plus de 37m de gain positif à chaque km roulé, dit autrement une ascension de 117km à 3.7% de pente moyenne, c’est à ma connaissance un des ratios D+/km les plus costaud qu’il soit possible de faire sur les routes savoyardes.
L’ambiance pré-course est zen, très loin des grosses épreuves. Les bénévoles sont nombreux, la place dans le gymnase ne manque pas et il y a même du café. Les organisateurs nous invitent quand même à prendre place derrière l’arche pour ce 3e jour puisque la cellule chrono est positionnée dessous, contrairement aux 2 premiers jours (le chrono était déclenché au pied des premiers cols de chaque étape).
Ludovic Valentin, le sympathique boss de LVO donne les dernières consignes, notamment d’être particulièrement prudent pour la première descente de la journée, celle de la Croix-de-Fer puisque nous évoluons sur des routes ouvertes, que nous sommes en plein mois de Juillet dans une région fort touristique…
Le départ est donné sur les coups de 8h30, à l’heure comme les jours précédents et je suis derrière la voiture en première ligne. Nous roulons à 20 km/h et ça ne frotte pas pour remonter. Nous passons l’autoroute et peu de temps après la voiture klaxonne et les premières attaques fusent :o
Personne ne prends le large, tout le monde semble pressé d’arriver en bas de la première difficulté et c’est ainsi que nous arrivons avec plus de 42km/h dans le village de Saint-Etienne-de-Cuines.
Le Glandon par ce versant somptueux, c'est 19km avec un sommet à 1924m, suivi d'une descente de 200m, la bifurcation à gauche puis encore 3km d'ascension pour rejoindre le col de la Croix-de-Fer.
La montée se décompose en 5 parties : 7km relativement pentu, 2 km de replat (village de St-Colomban-des-Villards), encore 7-8km difficiles et un final grandiose de 2.5km avec une pente de 10%! La 5e partie correspond en fait aux 3 derniers km de la route de la Croix-de-Fer versant « Oisans », ils sont roulants avec une pente de 5% environ.
Pour le paysage, si vous ne l'avez jamais fait, mettez-le en haut de votre liste! Il a en plus l'avantage par ce versant d'être moins fréquenté que les autres grands cols voisins. Belles courbes, paysage qui s’ouvre majestueusement à mi-col, rivières, torrents, sommets grandioses et ensuite la vue splendide sur les aiguilles d’Arves.
Le ton est donné dès le pied, le groupe s’étire avant le premier virage et il n’y a pas à se poser trop de question tant l’allure est soutenue pour moi. Je n’aurais pas été longtemps avec la tête de course mais c’est normal et conforme aux jours précédents.
Je retrouve des têtes connues autour, un groupe intéressant se forme rapidement mais après 3-4km ensemble j'hésite à rester avec : nous montons à 250w, c'est mon allure sur les cols des 2 premiers jours, autrement dit c’est un peu trop pour une journée aussi costaude.
Mon estimation c’était : à 250w je tiens 2 longs cols (40-60mn) sans craquage. C’est ce qui s’est passé pour les 2 premières étapes. Pour 3 cols ça passe en subissant dans le 3e un léger revers. Pour 4 cols je sais que ça ne passera pas avec ma préparation pas optimale de cette année.
En connaissance de cause et plutôt contre mes habitudes, je décide de rester avec eux, en sachant bien que le miracle n’existe pas et qu’il faudra à un moment improviser pour que ça rentre sans vivre l’enfer. On verra plus tard ! Les jambes sont quand même excellentes, la récupération des 2 étapes précédente a été parfaite…je n’y vais pas sans atout quand même !
Nous reprenons un peu plus loin Axel, jeune grimpeur quasi voisin en Belgique et déjà bien expérimenté pour gérer une course aussi dure. Et quelques kilomètres après c'est le très souriant Markus avec qui j'avais sympathisé la veille qui nous reprend (je le croyais devant). Bon petit groupe mais les redoutables pentes du final du col nous éparpillent.
Le col est avalé en 1h15...un peu plus rapidement que lors de mon étape du tour 2015 (1 ou 2 minutes de mieux)...mais plus modestement que mon record lors de l'Arvan 2015 (1h09)…
La partie qui remonte vers la Croix-de-Fer est habituellement une transition car la pente y est douce, autour des 5%...mais un des gars du groupe veut absolument rentrer sur le groupe qu'on aperçoit devant. Un petit pointage perso m’indique environ 45 secondes, ce qui est trop mais bon il insiste…nous abordons la descente technique mais je m’applique bien et reste au contact de mes 2 compagnons. Finalement Axel -très bon descendeur- revient de l'arrière après Saint-Sorlin d'Arves et nous donne un super tempo pour rejoindre le pied du second col : Le Mollard.
Nous apercevons alors un groupe d'une dizaine à 15 secondes devant...nous rentrerons assez facilement sur eux et c'est une bonne chose pour le moral, d’autant que ça tourne toujours très bien pour moi.
C’est avant le sommet du col que les choses se mettent à mal tourner : je devais récupérer un ravito en haut de la part de mon père, mais j’attendais aussi un bidon qu’il n’avait pas (alors qu’en fait j’en avais pas spécialement besoin mais quand on est dans l’effort on fait parfois des erreurs). Bref je m’arrête 10 secondes pour attendre qu’il aille le chercher à la voiture, je m’énerve, prends des risques pour doubler une voiture dans la descente alors que je déteste ce genre de comportement habituellement…bref je me mets tout seul hors-jeu et j’amplifie le problème en faisant tomber ma barre juste avant de l’avaler !
La suite de la descente est à oublier, une des plus techniques de la région avec des trous de partout. Je descends comme un pied et multiplie les erreurs mais par miracle je tiens de justesse le groupe jusqu’en bas !

Finalement après plus d’une heure sans manger je prends enfin un gel au pied de la 3e ascension du jour ! Peu après j’avale une petite barre et ça suffit visiblement à me garder loin des soucis de fringale…
Cette 3e montée, vers la station de la Toussuire, est inhabituelle puisqu'on prend la petite route de Jarrier...J'ai vaguement regardé le profil sur Strava, puisqu'aucun site habituel ne la répertorie et ça s'annonce irrégulier.
Le groupe de 15 explose assez vite et je sens de mon côté qu’il est plus que tant d’arrêter de faire le malin et de passer dans un mode « économie » en regardant le capteur et les sensations plutôt que de s’accrocher aux roues des plus forts du groupe. Cette ascension est déroutante, on ne voit pas la station, masquée par le relief, la route est tracée bizarrement avec parfois des rampes à 12% sur même pas 50 mètres…
C'est le genre de col qui passe très bien quand on est frais, puisqu'on à la réserve pour relancer facilement mais après quelques heures d'effort en endurance, à notre modeste niveau il est très couteux voire impossible de se placer même sur quelques secondes en zone lactique, ça rend donc pénible les petits « sursauts » de pente que l’on croise à de nombreuses reprises sur cette route.
Nous rattrapons pas mal de concurrents du "moyen parcours", ça permet quand même de se rassurer en disant qu'on avance encore assez bien malgré tout.

Au sommet je bascule avec Axel et 1 autre mais doit m'arrêter 2x dont 1x au ravitaillement organisé et ils prennent le large. Je prends qq morceaux de banane et rince les doigts collants (foutu gel hydro machin truc…celui-ci je ne le reprendrais pas :p)…
J’avoue être presque soulagé d’être solo, je vois le bon côté de la chose en me disant que je vais maintenant gérer à ma guise sans m’obliger à suivre un tempo, donc que ce sera bon pour m’éviter l’explosion.
Un petit détail m'a fait un bien fou mentalement : bien décortiquer le profil du col de la Croix-de-Fer par ce versant qui m’est en partie inconnu. Je savais juste de réputation qu’il y avait un passage horrible de qq kilomètres dans sa première moitié mais en le regardant précisément ça m’a permis de faire une découpe « par étapes » et ainsi rendre digeste une ascension qui a priori ne l’est pas forcément après 5h de vélo !
Pour la découpe c’est simple : à la bifurcation avec la route de la Toussuire, il y a 3 km de plat et descente, puis 5km très pentus pour arriver aux tunnels, 4km de plat/descente pour arriver à la bifurcation avec le pied du col du Mollard. Ensuite c'est la route en sens inverse qu'on a descendu en début de journée : 7km faciles entre 2 et 6% puis à partir du village de Saint-Sorlin, 7km difficiles mais gérables pour accéder au col.
L'arrivée de la cyclo est environ 3km après mais la vraie ligne mentale est au col de la Croix-de-Fer, après c'est "cadeau"!
Cette première rampe est terrible, on est face à un petit mur à escalader le long de la falaise et l’on comprend vite que c’est peine perdue de vouloir « gonfler les pectoraux » pour passer en force. Ici seule l’humilité semble être accepté et c’est donc ce que je vais proposer d’offrir à la route pour me hisser au niveau des tunnels et ainsi passer cette première partie de col.
Le calcul est de toute façon vite fait : je ne reprendrais sauf accident personne du grand parcours et derrière moi il n'y a personne à vue et si je n’explose pas il me semble difficile que ça revienne de derrière...alors je passe le compteur sur la vue dans laquelle je ne vois pas les watts et je me fie aux sensations avec pour seul but d'arriver "KO" au sommet du col...surtout pas d'explosion avant.
C'est un peu le piège du capteur à mon sens dans les grandes épreuves d'endurance : on manque de références, une année n'est pas l'autre et vouloir garder à tout prix une puissance en zone i3 peut mener à une sévère explosion. J’ai encore à ce stade un peu d’essence pour jouer dans cette zone i3 (le bas de la zone ^^), et en cachant les watts je sais que je serais plutôt en zone i2 haute, ce qui me préservera plus facilement du chaos. Autre bonus : si je ne regarde pas le capteur, j’évite un self-bash un peu démoralisant (jamais agréable de voir qu’on ne tient plus une grosse allure, et à ce stade-ci on a plus besoin de réconfort que de vérité absolue ^^).
2 fois dans la montée je m'autorise à regarder la moyenne de puissance à titre indicatif et constate que ce n’est pas fou mais encore acceptable...
Je dois avouer que la vue des tunnels est un vrai soulagement, cette partie a été un sacré combat, 25 minutes au mental mais je prends ça comme une petite victoire : la suite sera plus facile ! A partir de ce point et jusqu’à l’arrivée je me souviens bien que le moral est resté dans une zone plutôt correcte.
Aux tunnels, il est clairement temps de se ravitailler, les crampes ne sont pas là mais proche, mais je m'efforce de faire de petites sessions pour bien respirer/inspirer et ça semble payant.
Après une courte descente nous voilà donc pour l'ultime section montante : il reste 14km à gravir!
La stratégie ne change pas bcp, gérer sans regarder le capteur, en profitant de la pente plus douce pour moins appuyer sur les pédales afin de ne pas s'enterrer. Le vent est favorable et c'est très bénéfique car je suis esseulé sur cette portion roulante. Je redoutais un peu la lassitude (cette section du col n’est pas la plus sympa) mais à ma grande surprise je prends du plaisir alors que les paysages ne sont pas aussi grandioses que sur le sommet.
Le village de Saint-Sorlin est désormais visible et je prends un dernier bidon frais pour aborder les 6 derniers kms difficiles. Après le village je vois mon père arrêté sur le bord en train de charger le vélo d'un jeune coureur lessivé qui abandonne. Ce junior de 17 ans préparait les championnats de france de vtt mais il a tout donné sur les 2 premiers cols et il est en détresse. Dur pour lui, mais un bel apprentissage. « Pain is the best instructor but no ones wants to go to his class ». Félicitations gamin tu reviendras plus fort, on est tous passé par la, c’est douloureux sur le moment mais ô combien utile 
Cette ultime section est magnifique, c'est du pur bonheur et malgré la grande fatigue il m’est donné de profiter de ce paysage extraordinaire, malgré des nuages qui commence à boucher les aiguilles d’Arves. Resté en émerveillement après plus de 5h dans une cyclosportive, ça n’est pas si évident que cela et j’en retire une petite fierté. Le dernier km du col est en vue, quelques frissons me traversent, pas pour le résultat –qui, je m’y attends, ne sera pas exceptionnel- mais parce que le plan improvisé tout au long de la journée s’est révélé plaisant, l’aventure vécue a été riche, parfois pas évidente, mais elle s’est terminée dans un état physique correcte et puis mine de rien cette épreuve était ce pour quoi je laissais des gouttes de sueur ces derniers mois.
Une formalité reste à accomplir, c’est la descente de 3km vers la bifurcation du Glandon, c’est bien entendu un régal et il ne reste que 200 mètres pour grimper jusqu'à la ligne d'arrivée et c'en est terminé !
Je suis vidé physiquement et peut-être encore plus psychiquement mais le petit ravito du sommet (qui précède le repas donné dans le village 10km plus bas) permet de se recharger et d’échanger avec mon père et avec les autres amis de l’aventure.

Le classement du jour est clairement moyen, 33e de l’étape (107 classés). Au général je suis 25e sur 63.
Cette épreuve était un objectif dans la mesure où je voulais arriver au top de ma forme et bien faire mais je n’avais pas mis de résultat espéré pour la simple et bonne raison que je voyais que le niveau était trop disparate d’une année à l’autre et que malgré le nombre contenu de participants, le top 10-20 est inaccessible.
Le cru 2019 était en réalité encore un peu plus costaud que les autres années.

Ma référence sur cette trilogie, Markus termine 14 minutes devant moi à l’étape et au général, nous avions fait jeu égal sur les 2 premières étapes. Poids égal, watts idem mais il était bien plus endurant que moi et sur l’étape 3 ça donne une belle différence (classé 19e). Même en rendant 20w sur le dernier col il n’est qu’à 4 minutes de très gros moteurs sur la portion finale (bas la Toussuire – Arrivée, 2 longs cols), ça montre que tout le monde finit dans le dur mais qu’une petite perte signifie en fait qu’on est mieux que tout le reste !
Pour la petite histoire, le seul qui réussira à monter le dernier col plus fort que les précédents c’est le vainqueur du jour Jon Breivold. Son niveau est digne d’un bon professionnel continental pro au vu de la performance établie sous la fatigue. Sur le segment dur de la Croix-de-Fer il est monté par exemple un brin plus vite que le tempo « Tour de France 2018 » (Bardet, Kwiatkowski, Gesink, etc… qui n’étaient pas à fond mais quand même !) alors qu’il était seul et déjà plus de 3500m de D+ dans les guiboles.
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Trilogie de la Maurienne 1 mois 1 semaine ago #156649

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Beau CR... et d'accord pour le Glandon : ce col est magnifique côté Maurienne, surtout au soleil (presque) levant :cheer:
L'autre versant est pas mal non plus, mais comme d'habitude j'ai davantage apprécié la montée (même avec une énorme fatigue) que la descente où on reste concentré sur ce morceau de route "cahoteux", trouée et étroite jusqu'à la sortie de St-Sorlin.

Sinon très entamé en début de semaine, une impression de vide enfin comblé avec quelques bonnes sensations ce soir... pas passé loin de tomber malade à mon avis, et bien content de ne rien avoir prévu le week-end prochain (hormis du foncier/D+ aux sensations).
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