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Une nouvelle génération ?

Une génération consciente des dangers

Le fléau du dopage n’est pas encore éradiqué. L’étau se resserre peu à peu sur les tricheurs. L’écart entre l’utilisation détournée à des fins de dopage de vrais médicaments et la mise au point de test de dépistage fiable diminue.

Grâce (ou à cause) de la lutte active, la génération « EPO » cède la place peu à peu à une nouvelle génération « propre ».

En effet, certains indices laissent à penser qu’une meilleure approche de l’entraînement, de suivi et d’éducation tout simplement est en train de modifier les mentalités dès le plus jeune âge.

Les écoles du cyclisme ont un rôle fondamental à jouer.

Il y a une vingtaine d’année, les jeunes coureurs prenaient le dopage comme une fatalité, un passage obligé pour être professionnel. Aujourd’hui, lorsqu’on les écoute discuter, les gamins ne rient plus des affaires mais les condamnent.

C’est un changement de mentalité profond qui s’opère pour la nouvelle génération. Il faut y associer tous les bénévoles, les entraîneurs, présidents de sections et de clubs qui consacrent (tout) leur temps libre à les encadrer.

Il faut éduquer, parler, échanger sur le sujet en insistant sur les risques médicaux pris et sur les sanctions sportives de plus en plus lourdes.

Aucun gamin, junior ou espoir ne doit pouvoir dire « je ne savais pas ».

Un accompagnement global

L’accompagnement doit être global dès les premières compétitions sérieuses. Pas forcément en cadet, car le jeune doit avant tout s’amuser sur le vélo et éprouver du plaisir à rouler. Rien ne sert de « faire le métier » à 15 ans pour raccrocher le vélo à 18, dégoûté. On en a tous côtoyer au moins un dans ce cas.

Dès les juniors, les distances se rallongent, le niveau s’élève vraiment et beaucoup de belles courses se font hors départements limitrophes.

Dans cette catégorie le suivi doit être complet : médical, sportif, diététique, matériel, ….

Le jeune coureur doit être accompagné par un entraîneur diplômé (type BEESAC), suivi par un médecin, faire des tests à l’effort en milieu hospitalier, etc.

Il faut savoir être présent afin de répondre à toutes ses interrogations qui, sans réponse claire, deviendraient des inquiétudes et aboutiraient à la catastrophe.

Se prendre en main

Entouré, le cycliste doit aussi se prendre en main. Il n’est pas interdit d’utiliser son cerveau à vélo. Il doit notamment comprendre ce qu’est une préparation physique générale, le seuil anaérobie, connaître les grandes notions de diététique sportive, la physiologie de l’effort.

La liste n’est pas exhaustive. Il doit être curieux et chercher à comprendre par lui-même toutes les mailles qui s’imbriquent pour performer sur son vélo full carbone.

L’accumulation de petits détails fait souvent la différence entre la victoire et seulement le podium.

Pour cela, le cycliste quel que soit âge peut se procurer de nombreux ouvrages liés à l’entraînement moderne. Il en existe de grande qualité et peuvent se trouver facilement dans les grandes surfaces dédiées à la culture (FNAC, VIRGIN notamment).

Internet est aussi une mine d’or. Beaucoup de sites proposent un suivi à distance plus ou personnalisé moyennant finance.

Peu sont gratuits comme vo2cycling.fr . Le webmestre de ce site a englouti tout ce qui se vend sur le sujet et en a exprimé une synthèse accessible à tous gratuitement.

Il existe donc un panel d’outils à disposition pour les cyclistes qui souhaitent progresser quelque soit son âge.

Pour les plus jeunes coureurs, l’avenir de notre élite, un encadrement de qualité associé à une implication personnelle seront les clés de leur réussite.

Des exemples à suivre

Courir propre est désormais synonyme de gagner propre.

Damiano CUNEGO s’est fait tatouer sur le bras « I’m doping free ». Cela ne l’a pas empêché de remporter cette année l’Amstel gold race, le tour de Lombardie, la Japan Cup et de faire second au mondial de Varèse !

Enfin, Ivan BASSO, qui vient à peine de reprendre la compétition après 2 ans de suspension, termine 3° de sa première course, seulement battu au sprint. Il est suivi par le centre MAPEI (voir l’article d’Ivan BORCARD sur le sujet) et affiche une transparence inédite. On peut accéder en ligne à l’ensemble de ses plans d’entraînements et de ses résultats.

Marcher à l’eau claire est donc désormais possible.

Fichtre, on l’avait presque oublié !

 

Christophe Machado, Rédacteur VO2CYCLING

Voilà une nouvelle qui a dans le bon sens, Ivan Basso met à disposition ses enregistrements SRM sur Internet. http://www.mapeisport.it/mct/

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